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23 mars 2022

Entretien avec Nicole Alquier, Présidente de la section du Gers

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, nous avons rencontré Nicole Alquier, Présidente de la section du Gers de la SMLH

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Je suis une jeune femme de 75 ans, et l’âge n’a rien à voir avec l’envie de s’engager. J’ai été élevée dans un cadre familial particulier : mon père était paralysé, c’est donc ma mère qui a porté la famille. Les femmes, à l'époque, devaient avoir l'accord de leur mari pour travailler, avoir un compte bancaire et signer des chèques.. Mais mon père avait le souci de l’égalité des droits et portait haut l’importance de l’autonomie des femmes. Dans ma vie professionnelle, j’ai été confrontée aux problématiques d’inégalités entre hommes et femmes. En tant que conseillère en ressources humaines, j’ai été témoin de l’inégalité d’accès à certains postes, masquée sous une novlangue managériale. Aujourd’hui, en tant que présidente de la section du Gers de la SMLH, mon ambition est d’œuvrer en permanence pour le respect de l’égalité de traitement.

 

De quoi êtes-vous le plus fière ?

Je suis fière de tout, je ne renie rien. Lors d’une belle expérience en Afrique subsaharienne, j’ai appris à accepter le droit à la différence et à accepter de nouvelles normes. Un travail permanent doit être mené : la transmission de la valeur de l’égalité entre filles et garçons, entre femmes et hommes. C’est ma grande cause de 2022 et même 2023. Cela doit commencer dès l’école primaire.

 

Selon vous, quel est le plus gros problème auquel les femmes sont confrontées aujourd'hui ?

Il y a une prise de conscience dans l’opinion publique. Dans le verbe, le discours... mais dans les faits, on constate un écart. La violence faite aux femmes augmente de jour en jour. Dans le Gers, on constate de plus en plus d’interventions des forces de l’ordre pour des violences intraconjugales. Il y a plus de 200 ans, Olympe de Gouges publiait sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Et depuis, où en sommes-nous ? Rien n’est
jamais acquis. Nous devons rester vigilants.

 

Quel message souhaitez-vous partager avec les femmes ?

En écho à Stéphane Hessel : « Femmes, indignez-vous ! Pour ne plus accepter une quelconque oppression, prenez votre place dans la société, dans votre famille, dans votre entreprise »

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