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SMLH 76. Commémoration à Dieppe du raid du 18 août 1942

Publié le 12 septembre 2022

Commémoration à Dieppe du raid du 18 août 1942

"19 août 1942. Opération Jubilee. Cette année, 80 ème anniversaire célébré avec une dimension exceptionnelle par les Dieppois, par le gouvernement et les Armées. Avec de nombreuses représentations des nations alliées au premier rang desquelles celle du Canada.
19 août 1942: Dieppe objectif principal avec sa plage de 1500 mètres et son port en eaux profondes ( plages Rouge et plage Blanche où devront débarquer 4 bataillons dont un de chars). Celles-ci encadrées par deux falaises puissamment fortifiées avec les positions Bismarck et Hindenburg.
Pour attaquer ces deux ensembles fortifiés qui commandent la plage de Dieppe, deux plages à l’est et à l’ouest , respectivement plages Bleue et Verte à Puys et à Pourville où devront débarquer sur chacune deux bataillons canadiens. Les deux batteries extérieures à l’est, de Berneval et à l’ouest , de Varengeville devant être conquises par des commandos, nº 3 et nº 4 (britanniques, américains et français).

"19 août 1942. Opération Jubilee. Cette année, 80 ème anniversaire célébré avec une dimension exceptionnelle par les Dieppois, par le gouvernement et les Armées. Avec de nombreuses représentations des nations alliées au premier rang desquelles celle du Canada.
19 août 1942: Dieppe objectif principal avec sa plage de 1500 mètres et son port en eaux profondes ( plages Rouge et plage Blanche où devront débarquer 4 bataillons dont un de chars). Celles-ci encadrées par deux falaises puissamment fortifiées avec les positions Bismarck et Hindenburg.
Pour attaquer ces deux ensembles fortifiés qui commandent la plage de Dieppe, deux plages à l’est et à l’ouest , respectivement plages Bleue et Verte à Puys et à Pourville où devront débarquer sur chacune deux bataillons canadiens. Les deux batteries extérieures à l’est, de Berneval et à l’ouest , de Varengeville devant être conquises par des commandos, nº 3 et nº 4 (britanniques, américains et français).

En appui aérien, aux ordres du vice- Air Marshal Leigh Mallory, 58 escadrilles de chasse (dont une des Forces aériennes françaises libres), 2 de bombardement, 4 d’appui au sol, 3 pour tendre des rideaux de fumée. 47 pilotes français ont participé à cette opération (2617 sorties anglaises contre 945 allemandes). Les alliés perdirent 106 appareils, 113 tués ou disparus ( dont le commandant Fayolle) et 40 blessés, la Luftwaffe 48 appareils, 104 tués ou disparus et 58 blessés. Ce fut sur le front ouest le plus grand engagement aérien après la Bataille d’´Angleterre.
Comme l’écrit Jacques Mordal in « Les Canadiens à Dieppe »-Presses de la Cité 1962, « En 1942, il n’existait encore aucune doctrine bien définie sur le soutien des opérations contre la terre ». On était encore dans le souvenir de la désastreuse campagne des Dardanelles en 1915.
Les historiens ont mis aujourd’hui en lumière les aléas et les querelles doctrinales qui ont présidé au montage de cette opération catastrophique , sans évoquer la pression de Staline pour l’ouverture d’un second front.
Montgomery écrit dans ses mémoires: « Mon sentiment en ce qui concerne le raid de Dieppe, est que beaucoup trop d’autorités eurent à s’en occuper; il manqua un chef unique, responsable de l’opération du commencement jusqu’à la fin. »
Mais vu l’horrible bilan humain de cette opération, mal pensée et mal commandée, il est vain de s’interroger sur le bien fondé stratégique ou non de celle-ci. Sur 4963 Canadiens ayant effectivement pris le départ, 2210 seulement rentrèrent en Grande-Bretagne le soir de l’opération, parmi lesquels 586 blessés, laissant derrière eux sur la plage ou aux mains des Allemands 907 tués et 1874 prisonniers. Sans oublier leurs autres frères d’arme britanniques, américains et français.

D’après une note interne de l’état-major allemand qu’il n’est pas inutile de citer, plutôt objective puisque non destinée à être publiée:
« Quand bien même ils (les alliés) seraient parvenus à établir une tête de pont dans le secteur de Dieppe, à y débarquer 15000 ou 20000 hommes, cette opération n’aurait eu de sens que liée à une tentative réussie de nous fixer derrière nos lignes par d’autres débarquements ou parachutages...Dès l’instant qu’aucun plan de ce genre ne paraît avoir existé...l’opération de 19 août était destinée à se terminer sur un échec auquel on ne peut apporter aucune justification militaire. »
Et Churchill dans une adresse aux Communes le 8 septembre 1942:
« Le raid doit être considéré comme une reconnaissance de force. Ce fut une bagarre rude et sauvage comme il faut s’attendre à en voir de plus en plus à mesure que la bagarre s’étend. Nous avions besoin de recueillir toutes les informations nécessaires avant de lancer nos opérations sur une plus grande échelle. »
Sans commentaire!
In memoriam. Lest we forget!"