Carnet

18 février 2021
Max Parent

Décès - Hommage à Max Parent

Max Parent, chevalier de la Légion d'honneur en juillet 2013, avait adhéré à la Société des membres de la Légion d’honneur, section des Ardennes, quelques mois après la remise de son insigne.

Il s'était toujours montré disponible pour participer aux activités de la section : assemblées, cérémonies patriotiques. 

Régulièrement, il témoignait dans les collèges et lycées du département auprès des jeunes pour rappeler ce qu’était l’horreur du nazisme.

Il était aussi membre de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes) des Ardennes depuis 1946, dont il était  président d'honneur et membre élu du comité national.

Né le 24 mai 1923 à Château-Regnault, dans les Ardennes, il s’est opposé à l’occupant allemand dès 1941, en sabotant les lignes téléphoniques et en stockant des munitions et explosifs. Début 1942, Max Parent forme un petit groupe de résistance mais est arrêté le 16 juillet 1942 pour détention d’armes. Il est incarcéré à la prison Carnot de Charleville-Mézières, puis à la Centrale de Fresnes.

Le chef du groupe « Hector » utilise les explosifs détournés par Max. Les armes seront répartis chez les FFI .Il est déporté vers le camp d’Inzert. Classé «  Nacht und Nebel », il est condamné à mort et doit disparaître dans la nuit et le brouillard, sans laisser aucune trace. Il va subir les humiliations et exactions des geôles nazies, à Wittlich, Breslau, Posen, Sonnenburg, Brauchweig, Wolfenbuttel, Magdebourg et Brandebourg. Il est libéré par l’armée soviétique à Brandebourg le 27 avril 1945. Il ne pèse plus que 42 kilos et doit subir plusieurs importantes opérations chirurgicales.

Max Parent était également médaillé de la déportation politique et chevalier de l'ordre des Palmes académiques.



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