Les actualités de la SMLH

Danièle Mane, Présidente de l’association Kareen Mane, aide aux enfants démunis

 

Œuvrer en faveur des enfants les plus fragilisés. Voilà le credo de Danièle Mane et de l’association Kareen Mane – Aide aux enfants démunis (AKM-AED), créée en hommage à sa fille tombée sous le feu croisé des rebelles et des forces d’intervention au Tadjikistan.

En 1997, c’est le drame. Alors humanitaire au Tadjikistan, sa fille Kareen, est prise en otage par des rebelles au régime post-communiste. Servant de monnaie d’échange contre un terroriste, elle tombe le 30 novembre 1997 sous les balles croisées de ses ravisseurs et des forces d’intervention, dans un assaut censé la libérer. Danièle Mane apprendra le décès de sa fille à la radio. Comment se remet-on d’une telle tragédie ? Des sanglots dans la voix Danièle Mane explique que, soit on part avec son enfant, soit on reste. “Kareen n’aurait pas aimé que je parte, reconnaît-elle. Créer l’AKM-AED était une nécessité, une survie. C’était une façon de rendre hommage à ma fille, de continuer son œuvre. Cela n’a pas été facile.” L’ONG dans laquelle Kareen travaillait, le Centre des réfugiés, enfants et citoyens vulnérables de Douchanbé, a pu être pérennisée grâce aux fonds de la France et d’AKM-AED. Aujourd’hui, l’association a 20 ans.

Elle vient en aide à des enfants issus de familles démunies, leur apporte une écoute, des soins médicaux, des repas et leur permet d’aller à l’école. En plus du Tadjikistan, les équipes de bénévoles se mobilisent en France, au Brésil, à Haïti, en Inde, à Madagascar et au Maroc. Cette action au quotidien n’est pas facilitée par la suppression des subventions publiques. “Je souhaite prendre un peu de recul cette année, souligne encore Danièle Mane. Il est difficile de se consacrer à des causes perdues et je refuse d’être dans l’assistanat. Je recherche avant tout le partage. Si on fait des projets, chacun apporte. Si l’autre apporte, alors AKM-AED apporte. Mais, c’est de plus en plus difficile.”

Une enfant déjà tournée vers les autres

Danièle Mane passe son enfance au Maroc. Elle en gardera un besoin prégnant d’aller vers son prochain, d’aider les autres. “À l’école, j’étais la seule fille parmi 54 garçons. Ça marque ! J’ai toujours eu l’intime conviction que je travaillerai auprès des plus faibles”, précise-t-elle. Très attachée à la cause des enfants, c’est tout naturellement qu’elle se tourne vers l’Éducation nationale et embrasse une carrière d’institutrice puis de directrice d’école. Aujourd’hui encore, elle reste très présente dans les établissements et se qualifie elle-même d’hussarde de la République. Elle va à la rencontre des enfants pour leur parler de la convention internationale relative aux droits de l’enfant. Ses sessions de partage comprennent un moment d’échange au cours duquel elle leur explique les objectifs de la convention, puis les enfants lui posent des questions. Elles se terminent, en fin d’année, par un projet de groupe. “2019 va être une année importante car elle va marquer les trente ans de la convention. C’est une grosse bataille ! Les droits des enfants sont bafoués dans de trop nombreux pays.
Les États-Unis et la Somalie n’ont pas ratifié la convention, mais il ne faut pas croire, que pour autant, la situation est enviable dans les pays signataires. Bien au contraire. Même en France, où les enfants bénéficient de conditions exemplaires pour grandir et s’épanouir, ils sont encore trop nombreux à passer à travers les mailles du filet. Les récents scandales de maltraitance en sont la preuve poignante”. Nommée chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur pour sa carrière professionnelle et son engagement associatif, elle considère que la moitié de cette décoration revient à Kareen, morte pour la France. C’est Hubert Colin de Verdière, ambassadeur à Douchanbé pendant la prise d’otage de sa fille, qui lui a remis l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur. Très active au sein de la SMLH, elle est présidente du comité de Carpentras (Vaucluse) et parraine une jeune fille dans le cadre de la fondation Un Avenir ensemble.

Monique Rothan-Tondeur, infirmière chercheur

Rencontre avec Monique Rothan-Tondeur, une femme généreuse au parcours atypique, qui se bat pour faire reconnaître sa profession et la recherche infirmière. ... >

Dominique Bayle, Présidente de l'Association Petit Prince

Depuis trente deux ans, Dominique Bayle réalise, avec son association Petits Princes, les rêves des enfants gravement malades. Un engagement sans concession qui n’a rien d’onirique.... >

 
85. Disparition de Jacques Oudin

Jacques Oudin, sénateur de la Vendée de 1986 à 2004, membre de la section, est décédé le 21 mars 2020 à Paris. Il a fait de sa vie un parcours politique exemplaire. Lauréat du Concours général en 1957, diplômé d’HEC et de l’IEP de Paris, ancien élève de l’ENA, il a intégré la Cour des comptes en 1966 puis il a été successivement nommé au Commissariat général du Plan et au ministère de l’Industrie.

Particulièrement reconnu pour son sens de l’Etat, son engagement à servir la France, et sa grande compétence, il a donné une grande partie de sa vie au service de la Vendée et de l’île de Noirmoutier qu’il affectionnait, et où il aimait se retrouver dans la maison familiale avec ses enfants et petits-enfants. Il fut Conseiller général du canton de Noirmoutier en l’Ile de 1976 à 2015.

Il a beaucoup œuvré pour le désenclavement routier de l’île et du département, et il s’est fortement engagé en faveur de la protection du littoral et de la préservation de l’eau. Il fut président du Comité national de l’eau en 2003.

La Vendée perd un de ses grands hommes politiques auquel la section souhaite rendre hommage.

 

92. Disparition

Albert Uderzo, officier de la Légion d'honneur, membre de la section de Neuilly-sur-Seine, est décédé. Il avait 92 ans. 

Coauteur de la bande dessinée Astérix et Obélix, il avait notamment travaillé pour les journaux France-Soir et France Dimanche.

Soutien

La Croix-Rouge lance un numéro de téléphone unique pour du soutien psychologique et un service bénévole de livraison solidaire de première nécessité aux personnes vulnérables et confinées à domicile.

Un seul numéro : 09 70 28 30 00

Décès d'un grand'croix de la Légion d'honneur

Lyonnais, Pierre Truche vient de s’éteindre à 90 ans dans sa ville, la nuit du 20 au 21 mars. Humaniste distingué, il a consacré quarante ans au monde de la Justice. Arras, Dijon, Lyon et Paris ont connu « ce magistrat d’exception » comme le dit l’un de ses successeurs lyonnais, qui l’a accompagné en 1987 lors du procès Barbie, Jean-Olivier Viout. Alliant le sens de l’éthique et celui de la dignité humaine, le souci de déontologie et les droits de l’accusé, Il est considéré comme une figure de la Justice. À la cour d’Appel de Paris, à celle de Cassation qu’il a présidée de 1996 à 1999 et à la Commission nationale de déontologie de la Sécurité, Pierre Truche a toujours su faire preuve d’humilité et de sens de l’engagement. Un ensemble de vertus et de comportements reconnu par la Nation, en lui attribuant la dignité de Grand’croix en 2016.

33.

Lors de l’assemblée annuelle du comité de Bordeaux-Caudéran, au Kyriad Prestige de Mérignac,  le colonel Christian Braun et l’ensemble du bureau ont été réélus. Le colonel Braun a ensuite accroché au mur de l’établissement une plaque indiquant l’attachement du comité au lieu de ses réunions, en présence de la directrice du Kyriad et des participants. Ainsi, la marque de la SMLH figure parmi les indications des associations qui privilégient cette entreprise pour la qualité de son accueil et l’excellence de ses prestations. Le colonel André Dulou était présent pour cette manifestation.

 

29S

Dernier survivant finistérien de la première Division française libre, Alexis Le Gall est décédé à 97 ans à Douarnenez. Pendant sa retraite il n’aura de cesse de témoigner auprès de la jeunesse de son parcours de Français libre. Il publie en 2017 « Les clochards de la gloire », témoignage  retraçant ses cinq années passées au sein des Forces Françaises Libres.

13

Le 15 janvier 2020, dans les Salons d’honneur de de la préfecture de Marseille, la section a remis les prix « Apprentis à l’honneur 2019 » à 26 jeunes des CFA du département. Ces apprentis ont été sélectionnés selon trois critères correspondant aux valeurs de la SMLH : le mérite, la qualité du travail accompli et l’entraide. Prix du mérite, prix d’encouragement, certificat « Apprentis à l’honneur » et chèques ont ainsi récompensés ces jeunes.

Disparition

Le professeur Yves Pouliquen, membre de l'Académie française, est décédé. Sociétaire, il était membre de notre jury du Prix Honneur et patrie. Il avait 88 ans.

91

Le comité Val d'Yerres-Sénart, présidé par Guy Foulquier, a honoré Louis Kasni-Warti, chevalier de la Légion d'honneur, le 1er novembre 2019, jour de son centième anniversaire. Louis Kasni-Warti est né à Nouméa de parents javanais. Durant la seconde guerre mondiale, alors qu'il est étranger, il s'engage volontairement, à deux reprises, dans une unité de la France Libre : en 1940 dans la marine marchande et en 1943 dans le bataillon du Pacifique de la 1èredivision française. 

que le comité lui a offert une médaille de bronze massif, conçue et réalisée par l'artiste essonnien Louis Molinari, œuvre représentant le général de Gaulle prononçant le discours de Bayeux ainsi qu'un livre inédit sur sa vie, édité par la fondation du Souvenir du général de Gaulle.

75018

André Cortès, chevalier de la légion d'honneur, est décédé à l’âge de 91 ans. Ses obsèques ont eu lieu le 27 décembre 2019. Enfant de Bab-el-Oued, il s'engage à 17 ans au 1er bataillon Parachutiste de Choc, qui vient d'être créé à Staoueli (Algérie) afin de participer à la libération de la France. Après la guerre, André Cortès devient, à 19 ans, le plus jeune sous-officier du corps expéditionnaire français en Indochine.

TOUTES LES BREVES...


Nous sommes le 29-03-2020 et il est 14:46 - V2